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Découpage de crosses de fusil
Découpage de crosses de fusil Dave Boyt de Neosho dans le Missouri nous montre une ébauche de crosse de fusil. Elle a été coupée dans un noisetier...ID: 462
2007-04-19Cliquez ici pour lire plusDécoupage de crosses de fusil

Dave Boyt de Neosho dans le Missouri nous montre une ébauche de crosse de fusil. Elle a été coupée dans un noisetier renversé par le vent trois ans avant de le trouver. Il a sablé et humidifié la surface pour en montrer le grain. Dave Boyt vend les ébauches dans sa forme grossière et laisse l’acheteur décider de la manière dont il veut découper la crosse.


Outre l’utilité de la crosse de fusil, elle est également l’occasion pour l’artiste de démontrer ses talents. Sid Poor a sculpté cette tête de bélier. Imaginez-vous en train de vous promener dans les bois et, avec l’autorisation des propriétaires, d’empiler les billets de 100 dollars dans votre camion. C’est exactement le sentiment que j’ai lorsque je passe après un abattage de noyers pour récupérer les « déchets ». Les bûcherons du sud-ouest du Missouri se focalisent tellement sur les grandes grumes qu’ils en oublient le potentiel des plus petites pièces qui sont abandonnées au sol parce que « trop difficiles à ramasser ». Les propriétaires terriens sont généralement ravis d’en être débarrassées et n’en demandent qu’un prix minimum voire les laissent gratuitement.
Par David Boyt
Le noyer est connu comme le « roi des bois durs » (des candidates au titre de « reine » ?) en raison de sa beauté, de sa stabilité dimensionnelle et de sa durabilité. Ces caractéristiques, combinées à son faible poids et à l’absorption des chocs, font du noyer le bois préféré pour les meilleures crosses de fusil. Si vous entendez parler d’une vente de noyer dans votre région, courez-y sans perdre un instant au risque que les meilleurs déchets aient été coupés comme bois de chauffage.
Propriétaire d’une scie à ruban, j’ai passé des heures à essayer d’attacher des fourches de noyer de 2’ pour fabriquer des ébauches de crosse. Le problème est que la scie à ruban n’a jamais été conçue pour ce type de découpe. Les petites pièces de forme irrégulière sont difficiles à fixer et bougent ou se tournent souvent lorsqu’elles sont coupées. Le résultat est souvent une coupe torse et parfois une lame fichue, lorsque la grume se libère de ses attaches.
J’avais eu la chance de découvrir la scierie Logosol M7 lors du « 2003 Portable Sawmill Shoot-out » à Bangor (ME). A cette occasion, niché au milieu de scies à ruban de toutes les tailles, Rob Bjorklund découpait ses grumes avec une tronçonneuse. Il m’a fallu quelques années avant d’avoir l’idée d’en acheter une pour découper des crosses et d’autres pièces de forme irrégulière.
Soutien de la grumeLa scierie M7 est idéale pour ce genre de découpe. Le plateau à grume est suffisamment élevé pour pouvoir retourner et attacher aisément la grume. J’utilise une planche plate de 2x10 pour soutenir la grume, avec un assortiment de blocs et de coins pour la positionner. J’utilise de longues vis pour terrasses afin de maintenir la grume et je conserve une visseuse sans fil et des batteries de rechange à portée de la main pour les visser et les retirer.
La valeur d’une crosse est étroitement liée à la forme du grain. Le grain le plus recherché est une « plume » provenant d’une coupe en travers dans une fourche de la grume. Un alignement soigné est indispensable pour obtenir ce grain plumeux des deux côtés. La grume doit être tournée et inclinée de telle sorte que la scie coupe à égale distance du centre. La possibilité de déterminer la hauteur du soutien de grume indépendamment rend cette opération facile sur la scierie M7. La M7 permet également de déterminer précisément le point d’entrée et de sortie de la lame de scie. Même un demi-pouce peut faire une grande différence sur le produit fini.
Certains de mes amis tronçonneurs refusent de travailler avec la tronçonneuse parce qu’ils estiment qu’elle est trop lente. Ils mesurent leur succès en fonction du nombre de planches produites par jour. De mon côté, il m’arrive de passer une demi-heure à couper une crosse (je passe souvent plus de temps à la positionner et à la fixer qu’à réellement la couper) et de terminer avec une planche de moins de cinq pieds. L’ébauche de 3” d’épaisseur va sécher pendant les deux prochaines années avant d’être utilisée. Le prix d’ébauches de noyer sec va de $50 à $800 et plus, en fonction du grain. Même au prix le plus bas cité, c’est toujours un bon rendement. Consultez Ebay si vous souhaitez vous faire une idée de ce qui se vend. Mes plus grandes réussites, je les ai connues en traitant directement avec des armuriers. En général, ils aiment passer pour voir ce que j’ai en stock. Après des négociations amicales (et parfois du troc), nous clôturons la transaction avec un large sourire.
Cerisier, érable et chêneLes ébauches de crosse ne constituent qu’une partie du potentiel de sauvetage. Il m’est déjà arrivé de trouver des grumes de noyer de 3” de diamètre sur 3” à 5” de long dans les bois. Elles sont peut-être trop courtes pour les scieries, mais elles méritent largement d’être emportées, du moins si vous réussissez à les charger dans le camion. Du bois contenant des nœuds et autres « défauts » traîne aussi dans les forêts. Ouvrez donc l’œil et le bon. Ne vous limitez pas au noyer. En fonction de votre situation géographique, vous trouverez du cerisier, de l’érable et d’autres essences précieuses. Même les « déchets » de chêne et de hickory méritent que vous vous y attardiez. Les fabricants de meubles et les tourneurs sur bois sont toujours prêts à payer un prix plus élevé pour un article inhabituel.
J’encourage donc les bûcherons à continuer à couper les grandes grumes et je peux leur assurer que je passerai derrière pour ramasser les restes. A la fin de la journée, les bûcherons auront peut-être l’équivalent de 10.000 pieds de noyer et je n’en aurai peut-être que 100. Toutefois, si ces 100 pieds représentent 20 ébauches de crosses d’une valeur moyenne de $100, j’arrive à un total de $2.000. Pas mal pour une journée de travail !
La clé du succès réside dans les investissements en équipement. La tronçonneuse, la scierie, le camion (une bonne vieille Chevrolet de 87 à plateau) et l’abri de séchage représentent un investissement de moins de $6.000. Le bûcheron de production aura pour sa part des centaines de milliers de dollars immobilisés en équipement et emploiera plusieurs personnes. Le seul inconvénient est le séchage du bois qui dure deux ans. Soyez patients et restez attentifs. Je suis toujours intéressé par des collaborations. Dès lors, si vous menez une activité intéressante liée au bois (de la gestion des forêts au produit fini), contactez-moi. Le bois ne manque pas et de nombreux travailleurs du bois le recherche. Un peu de concurrence ne me fait pas peur !dboyt@netins.net
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Sciage sous un chapiteau de cirque
Le théâtre idéal construit avec des planches d’épicéa de 5 centimètre d’épaisseur Per Simon Edström a un abri idéal pour accueillir sa...ID: 100
2007-02-15Cliquez ici pour lire plusLe théâtre idéal construit avec des planches
d’épicéa de 5 centimètre d’épaisseur
Per Simon Edström a un abri idéal pour accueillir sa scierie M7 de Logosol : un ancien chapiteau de cirque qui abrite également le bois scié.

Per Simon Edström hade redan det perfekta såghuset för sin Solosåg, ett gammalt cirkustält som även rymmer allt det uppsågade virket. Il n’est jamais trop tard pour réaliser ses rêves. Demandez plutôt à Per Simon Edström, 78 ans, et occupé jour et nuit à créer la parfaite acoustique à l’aide de 200 épicéas et d’une scierie Logosol.
Per Simon Edström a consacré sa vie à réaliser ses rêves grâce au théâtre. Il a presque tout fait : écrit des pièces et des livres, mis en scène et joué lui-même, travaillé comme éclairagiste et comme scénographe.
Il est surtout connu comme l’inspirateur du bateau-théâtre Arena, un théâtre régional de 60 places financé par l’état et situé dans l’archipel de Stockholm et de Mälaren. L’aventure s’est terminée en 1985.
– Les politiciens, qui nous trouvaient trop à gauche, nous ont coupé les vivres, se souvient Per Simon.
Au lieu de prendre sa retraite, Per Simon s’est consacré à la réalisation de ses propres projets, depuis une salle de théâtre expérimentale dans sa ferme de Värmdö près de Stockholm jusqu’à la transformation d’un gigantesque tonneau de cognac en un sauna chauffé au feu de bois.
– La première fois que nous avons utilisé le sauna, il s’en est dégagé un parfum délicieux ! Malheureusement, les effluves se sont vites évaporées et chaque nouvelle utilisation exigeait une bouteille de cognac pour recréer la magie du premier jour. Le sauna est devenu trop cher, plaisante Per Simon.
Sa grande passion est le théâtre construit dans sa ferme. Il le compare volontiers à un instrument de musique qui nécessite une acoustique parfaite et la proximité entre le public et les acteurs.
Pour étudier les possibilités offertes par une salle de spectacle, il a construit son propre théâtre de 80 places appelé Modellen (le modèle).Au lieu de Ramallah
Per Simon a pu mise en scène des pièces dans des salles de différentes formes et ces expériences ont confirmé ce dont il s’était toujours douté : – Le théâtre classique de la forme d’une arène est d’une supériorité incontestable.
Une arène est comme un cirque avec le public autour de la piste. Le chapiteau d’un cirque n’a pas d’acoustique et les arènes d’aujourd’hui telles que Globen à Stockholm n’offrent pas de proximité avec le public. L’idéal serait une arène en bois comme le théâtre de Drottningholm.
– Les murs construits en planches de bois de cinq centimètres d’épaisseur sont vivants ; ils parlent, explique Per Simon.
Il a dessiné un théâtre en forme d’arène pour Ramallah la capitale provisoire des palestiniens. Ce théâtre n’a jamais vu le jour mais tout ce qui était nécessaire à la réalisation de ce rêve se trouvait à porté de main, chez lui à Värmdö.
– Il y a 50 ans, mon père avait planté des épicéas dans une petite clairière. Pour être tout à fait honnête, j’ai toujours regretté cette petite clairière, reconnaît Per Simon qui pourtant a changé d’avis après quelques années.
– Au lieu d’éclaircir, je vendais les sapins sur pied pour Noël. Les gens venaient en voiture avec leur galerie de toit et leur hâche toute neuves ; pour 25 couronnes suédoises (3 €), ils pouvaient couper eux-même leur sapin.Sciage sous un chapiteau de cirque
Le temps a passé et les épicéas ont poussé. Per Simon a vu la possibilité de retrouver sa petite clairière et de disposer de matériau de construction pour le théâtre parfait. Il a acheté une scierie Logosol M7 rallongée et totalement équipée qu’il a installée sous un chapiteau de cirque.
– Je ne peux pas imaginer une meilleure « usine » ! La scierie et le bois débité sont bien protégés de la pluie et du vent.
Le directeur de théâtre n’a eu aucun problème pour apprendre à utiliser la scierie. Dans sa jeunesse, il avait travaillé au façonnage du bois et comme instructeur sur les premières tronçonneuses dont l’utilisation nécessitait deux personnes. Il s’est également procuré de l’aide pour le sciage se réservant la tâche la plus importante : l’affûtage des chaînes.
– Des chaînes bien affûtées sont essentielles, particulièrement pour le sciage des épicéas aux branches dures, souligne Per Simon.Officiellement une grange
Ce n’est pas vraiment un théâtre qui se construit. Le bâtiment de 24 mètres de long est avant tout une grange où se réfugient les brebis et leurs petits. Les meules de foin sont actuellement conservées dans deux roulottes de cirque.
– Rien n’empêche d’utiliser la grange comme théâtre quand elle est vide, au début de l’été ; alors autant bien faire les choses et construire quelque chose de bien, explique Per Simon.
La grange-théâtre sera aussi utilisée pour abriter un musée ambulant de personnages de cire du 19ème siècle. Les personnages de cire avaient été exposées au Musée historique de la capitale avant d’être reléguées dans un entrepôt.

