Des filets à papillon et des tronçonneuses pour sauver la forêt tropicale!
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Du bois en attente d'expédition. « Abattre les arbres sans endommager la forêt, c'est la clé d'une sylviculture écologique dans les forêts tropicales », déclare Joakim Byström, inventeur de la scierie Jungle Mill.
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| Bengt-Olov Byström procède à une démonstration de sciage dans les îles Salomon. |
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La technologie à petite échelle de Logosol est toujours utilisée pour créer une sylviculture plus écologique. Cette photo est prise au Pérou. |
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| Mattias Byström, Logosol, suit des ornières de bulldozer dans les jungles du Costa Rica. |
Après un voyage dans les îles Salomon, Logosol a mis au point Jungle Mill, une scierie destinée au bois de large diamètre.
« Ce produit est une contribution concrète à une sylvicuture écologique dans les forêts tropicales », déclare Joakim Byström, l'un des propriétaires de Logosol.
Mais une technologie à petite échelle est difficile à promouvoir dans ce contexte et cette scierie est aujourd'hui vendue principalement en Europe, aux États-Unis et en Russie.
L'histoire commence en 1996, lorsque Bengt-Olov Byström, fondateur de Logosol, et son fils Joakim ont reçu un coup de téléphone de CDI, un département d'aide humanitaire au sein de l'UE.
« Ils avaient entendu parler de nos compétences en matière de traitement du bois à petite échelle et avaient besoin de notre aide pour développer un projet de scierie dans les îles Salomon. Nous nous sommes rendus à l'autre bout du monde et nous avons été accueilli par l'Agence forestière des îles Salomon », raconte Joakim Byström.
Une révolution pour les villageois
La scierie alors utilisée par les habitants des îles Salomon fonctionnait mal. La scie ne comptait que quatre dents, c'est tout ce que le moteur était capable de faire marcher. Cette scierie mobile représentait néanmoins une véritable révolution pour les villages de la forêt tropicale. Elle permettait aux habitants de scier les grumes sur place dans la forêt et de transporter, sans avoir besoin de lourdes machines. le bois coupé pour le vendre. L'alternative était de vendre du bois sur pied, ce qui réduisait considérablement le profit pour les villageois et nécessitait l'utilisation de gros bulldozers qui endommageaient la forêt lors du transport des précieux arbres.
Bien sûr, les Byström ont pensé qu'une scierie Logosol était exactement ce dont les villageois avaient besoin. C'est alors qu'une coïncidence incroyable s'est produite. À 200 mètres de la scierie des îles Salomon se trouvait un revendeur Stihl local, avec une scierie Logosol en stock !
« Nous avions parcouru 10 000 km pour nous retrouver à 200 mètres d'une scierie Logosol ! Le vendeur Stihl l'avait achetée en Australie mais il ne l'avait jamais déballée. Nous l'avons assemblée et avons pu immédiatement faire la démonstration de la véritable révolution que constitue une scierie Logosol pour le traitement du bois à petite échelle », explique Joakim Byström.
La scierie Jungle Mill a été mise au point
Mais les arbres des forêts tropicales sont différents des épicéas suédois. La scierie Logosol ne pouvait pas traiter les grumes de grandes dimensions. C'était un problème à résoudre !
« Pendant le voyage de retour, Bengt-Olov et moi avons commencé à concevoir un nouveau type de scie : une scierie légère qui permettrait de scier des grumes de très grandes dimensions.
La scierie Jungle mill représenterait une innovation pour une sylviculture écologique dans la forêt tropicale. »
« Nous voulions vraiment résoudre le problème et la scierie Jungle Mill nous semblait être la meilleure solution », déclare Joakim Byström, qui avec son frère Mattias s'est inscrit à un cours d'écologie tropicale pour en savoir plus.
Ce cours s'est terminé par un voyage au Costa Rica. Dans leurs bagages, les frères avaient un prototype Jungle Mill et une Stihl 064.
« À l'aéroport nous avons retrouvé les autres membres du cours, des botanistes armés de filets à papillon. Et nous nous étions là avec notre tronçonneuse - un vrai choc des cultures », raconte Joakim.
Pas de support pour la technique à petite échelle
Au Costa Rica, les deux frères ont testé la Jungle Mill, pendant que les botanistes étudiaient les possibilités de vendre les papillons et insectes de la forêt vierge en Europe pour constituer des revenus pour les villageois.
« Les tests de la Jungle Mill se sont très bien passés. Nous avons aussi mieux pris conscience de l'exploitation destructive qui ravage les forêts tropicales », dit Joakim. « Nous avons également réussi à convaincre les autres membres du cours que, pour sauver la forêt tropicale, les tronçonneuses sont aussi utiles que les filets à papillon. »
Cette vérité simple a cependant été difficile à promouvoir dans un contexte plus large. Le support pour la technologie écologique à petite échelle s'est révélé inexistant :
« Il semblerait que les organisations d'aide environnementale et humanitaire investissent soit dans l'éducation démocratique, soit dans la haute technologie, comme les projets de centrales hydroélectriques. La technologie à petite échelle ne reçoit aucune attention.
Un gros succès en Europe
La scierie Jungle Mill, conçue à l'origine pour les troncs à large diamètre de la forêt tropicale, a remporté un gros succès en Europe, aux États-Unis et en Russie. Mais à présent elle est utilisée pour scier des chênes majestueux, de larges peupliers et d'énormes épicéas. Cette scierie est aujourd'hui l'un des ensembles constituant le système Big Mill, conçu par Mattias Byström. La scierie Jungle Mill est aujourd'hui appelée Timberjig et constitue la base du système, pouvant être adaptée aux besoins particuliers de chaque utilisateur.




